A la demande de la FGTB, le CRIOC a réalisé 613 Interviews par téléphone en février 2010, dans le cadre d'une étude visant à mesurer les perceptions de la population en matière d’égalité salariale.
Égalité femme - homme
- Bien que plus de deux répondants sur trois estiment que les hommes s’impliquent suffisamment dans les tâches quotidiennes, les femmes elles regrettent que ce comportement soit insuffisant.
- Un quart des répondants estiment qu’ils ne soutiennent pas suffisamment leur compagne dans leur carrière ou qu’ils ne s’occupent pas suffisamment des enfants au quotidien.
- A chaque fois, les femmes éprouvent plus souvent que les hommes, une absence de soutien ou d’implication.
- Pour 62% des répondants, le monde du travail constitue un domaine prioritaire d’action en matière d’égalité homme – femme
Égalité salariale
- Les répondants sous-évaluent (10 x moins) généralement l’importance de l’écart salarial entre homme et femme. La sous-estimation est importante quelle que soit la catégorie sociodémographique analysée.
- Pour eux (6 répondants sur 10), l’écart salarial ne va pas disparaître de lui-même, même si, à leurs yeux (2 répondants sur 3), la différence provient en partie du choix personnel des femmes de travailler à temps partiel ou de leur difficulté à accéder à des fonctions dirigeantes. Or, les réponses formulées par les femmes travaillant à temps partiel soulignent que ce sont souvent les contraintes liées à l’organisation du travail (imposées par l’entreprise), liées à l’absence de structure d’accueil ou en vue de combiner profession et vie privée qui sont à l'origine de ces choix.
Crise, pouvoir d’achat et égalité salariale
- Les répondants ont diminué leurs dépenses dans tous les postes du budget du ménage, même si certaines catégories de dépenses restent privilégiées. Les dépenses non essentielles subissent plus la crise (34% pour les sorties et 29% pour les loisirs) que les autres catégories de dépense.
- Les autres dépenses qui font l’objet de diminution.sont : l’achat de vêtements (27%), l’énergie (27%), les communications (21%), la voiture (20%), le tabac (18%), l’alcool (18%), l’électroménager (17%), l’alimentation (15%) et l’entretien du logement (14%).
- Les soins corporels (12%), les dépenses pour enfants (12%) et les soins de santé (10%) constituent les dépenses les moins touchées.
- La crise a encouragé des comportements d’économie. Si l’écart salarial était supprimé et que le salaire augmentait dans une proportion identique, les répondants modifieraient leurs comportements de consommation en augmentant leurs dépenses, en achetant moins des produits bon marché et en épargnant plus.
Travail à temps partiel
- Pour 3 répondants sur 4, les droits en matière de sécurité sociale sont conservés quand on travaille à temps partiel et les travailleurs à temps partiel bénéficient des mêmes droits en matière de formation que les autres travailleurs. Par contre, les travailleurs à temps partiel sont plus réservés sur cette dernière affirmation.
Durée du temps de travail
- La durée de temps de travail chez les hommes est choisie majoritairement (83%), selon eux, pour des raisons de confort personnel ou de facilité, ensuite imposée par l’employeur, 1 fois sur 3.
- Les femmes semblent quant à elles plus pénalisées. Nombre d'entre elles signalent que leur temps de travail a été choisi pour pouvoir combiner travail et vie de famille (27%) ou de par l'absence de structure d’accueil (22%).
- Les travailleur(e)s à temps partiel semblent également plus pénalisé(e)s. Ils sont en effet 2 sur 5 à déclarer que la durée du temps de travail leur a été imposée.
Réduction collective du temps de travail
- Pour 6 répondants sur 10, la réduction collective du temps de travail sans réduction de salaire et avec embauche compensatoire pourrait aider au partage du travail et pourrait même combler l’écart salarial entre hommes et femmes. A nouveau, les femmes qui travaillent à temps partiel sont plus réservées (9%).
L'étude complète est consultable sur le site www.crioc.be