Selon une enquête de l'Unizo quatre détaillants sur dix auraient des problèmes lorsqu’ils refusent de vendre de l'alcool, des cigarettes ou des produits de loterie aux jeunes. Ils pourraient même perdre des clients ou être insultés et dans un cas sur vingt subir des violences physiques. C’est pour ces raisons qu’Unizo demande que non seulement les commerçants, mais également les jeunes et leurs parents soi soumis aux amendes.
Le CRIOC se pose quelques questions par rapport à cette enquête et par rapport à la position d’Unizo. À l'automne de 2009, les études publiées par le CRIOC montrent que les enfants de 12 à 15 ans n’ont généralement aucune difficulté à acheter de l'alcool, des cigarettes ou des produits de loterie. Pendant l’enquête, les jeunes se sont comportés normalement et n’ont certainement pas menacé ou utilisé la violence physique pour pouvoir acheter ces produits. Que dans 9 magasins sur 10 on procéderait à la vérification de l'identité est clairement en opposition avec les résultats de l’enquête du CRIOC.
Le CRIOC ne voit pas non plus comment le respect de ces règles implique la perte de clients ? Puisqu’il s'agit de la population à laquelle ils n'étaient pas censés vendre ces produits, cela semble une déclaration absurde?! D’autant plus que les règles sont les mêmes pour tous les commerçants. Ce serait comme si tout d'un coup casinos se plaignaient de la perte de clients mineurs d’âges.
Le CRIOC s'interroge également sur la méthode qu’il conviendrait d’utiliser pour arriver à infliger des amendes aux jeunes et à leurs parents, le suivi semble pratiquement impossible. Pour le CRIOC, la responsabilité principale est dans le chef de l'épicier. Certains produits ne peuvent être vendus à certaines catégories d'âge un point c’est tout. Et s’il y a agression, un cadre juridique existe et il convient d’en informer la police.