Tandis que la Fédération des Grandes Boulangeries belges (FGBB) mentionne n'avoir eu aucun contact avec la presse concernant une éventuelle hausse de prix. Une des explications possible serait que des boulangers aient diffusé de manière individuelle la rumeur. C'est en tout cas une bonne nouvelle que la FGBB ne confirme pas d'augmentation de prix. Du côté du CRIOC, on espère qu'il n'y aura effectivement pas de hausse du prix.
Pour rappel, l'année dernière, l'augmentation du prix du blé suite aux problèmes en Russie servait de prétexte à la justification de l'augmentation du prix.
Depuis la libération du marché en 2004, chaque boulanger peut fixer le prix du pain à sa guise et souvent profiter de l'augmentation du prix des matières premières pour augmenter sa marge bénéficiaire.
Une répercussion qui ne se fait que dans un sens, car lorsque le prix des matières premières comme le blé ou le froment diminue, les boulangers ne baissent pas le prix du pain pour autant. Le CRIOC dénonce un ajustement qui se fait à la hausse, mais jamais à la baisse.
Le prétexte est aussi fallacieux, car le prix des matières premières ne représente qu'une très faible partie des coûts de production du pain. Ce qui coûte le plus dans le prix du pain, c'est le prix de l'énergie nécessaire à le cuire, le coût du travail et les frais généraux. Les professionnels vont-ils enfin diminuer le prix du pain suite aux fluctuations à la baisse du prix des produits pétroliers ?
Pour le CRIOC la communication des boulangers industriels vise avant tout à préparer psychologiquement le consommateur à d'éventuelles augmentations de prix.
Le pain demeure un produit essentiel et symbolique, son augmentation risque de marquer les esprits des Belges qui ont tendance à comparer son prix à leur niveau de vie.
Le CRIOC demande à l'Observatoire des prix d'intervenir afin de vérifier les marges de profit des différents intervenants.
L'étude réalisée en 2010 par le CRIOC : Prix du pain à la hausse