L'étude intéressante et très complète montre qu'il existe en défaveur de la Belgique une différence significative et partiellement inexpliquée entre les prix pratiqués en Belgique et à l'étranger. Des produits identiques sont, en moyenne, 10,4% plus chers en Belgique qu'aux Pays-Bas, 10,6% en Allemagne, et 7,0% plus chers qu'en France. Pour les produits alimentaires transformés, la différence est de 12,5% de plus en Belgique qu'aux Pays-Bas, 7,5% qu'en Allemagne et 8,6% en France. Ces différences de prix confirment les études réalisées précédemment par le CRIOC.
Prix transfrontaliers, comparaison des prix des produits non alimentaires
Prix transfrontaliers, comparaison des prix des produits alimentaires
Plusieurs facteurs, selon l'étude, peuvent expliquer ces différences de prix élevées comme :
Et les différences entre les magasins peuvent atteindre 25%. D'où l'intérêt pour le consommateur de comparer les prix des différents produits et entre les différentes enseignes.
Le consommateur doit faire preuve de vigilance et ne pas hésiter à comparer le prix des produits.
Le CRIOC demande aux autorités de :
(2) Les distributeurs n'obtiennent pas des biens identiques aux mêmes conditions.
(3) Il ne semble pas y avoir de différence sensible de profitabilité entre les enseignes belges et néerlandaises.
(4) Les ententes sur les prix peuvent expliquer certains tarifs élevés. Ainsi de janvier 2006 à mars 2009, le prix moyen du pain est passé de 1,69 € à 1,99 €, soit une augmentation de 18%. Et cette augmentation ne peut s'expliquer uniquement par l'augmentation du prix du blé ou de l'énergie, d'autant que le prix de l'énergie baisse aujourd'hui. En matière de prix du pain, il est utile de rappeler que la VEBIC, la fédération des boulangers flamands a été condamnée à une amende de 29120 euros pour entente illicite. La VEBIC n'avait pas hésité à développer un système de calcul et d'indice de prix qui incitait, selon le Conseil de la Concurrence, le boulanger à augmenter son prix de vente. Le Figaro rapportait que Neuf groupes, fabriquant des marques parmi les plus connues au monde, sont suspectés d'avoir participé à une vaste entente sur leurs tarifs en France. Parmi ces suspects figurent Unilever, Colgate Palmolive, SC Johnson ou Henkel dont les produits sont présents dans les placards de tous les ménages... Johnson raconte que, depuis la fin 2004, (Ces groupes) avaient pris l'habitude de se téléphoner très régulièrement et de tenir des réunions secrètes. Des e-mails étaient également échangés, tandis que des études de marché réalisées par des sociétés spécialisées étaient mises en commun. L'essentiel des données transmises concernait bien sûr leurs parts de marché respectives dans les produits d'entretien et les insecticides notamment, mais aussi les prix que chacun pratiquait. Ils partageaient également des informations commerciales sur les conditions que leurs clients les distributeurs accordaient à chacun. Parmi celles-ci, figuraient les demandes formulées par la grande distribution qui voulait leur faire payer l'intégralité de la réduction des prix... Sentant le vent tourner en sa défaveur, Colgate décidait à son tour de se confier au Conseil de la concurrence. Le groupe américain lui avoue avoir participé à une autre entente avec Procter et Unilever, sur le marché des produits corporels, cette fois. Dans le secteur du jouet une entente verticale a été mise à jour par le Conseil de la Concurrence en France. Le conseil a ainsi condamné 5 fournisseurs et 3 distributeurs de jouets à une amende totale de 37 millions d'euros pour s'être entendus sur les prix de vente durant les périodes de Noël au détriment des consommateurs. Carrefour, MaxiToys et JouéClub se sont entendus avec leurs fournisseurs respectifs pour obtenir un prix unique par jouet et faire cesser toute concurrence. Récidiviste, Carrefour a été condamné à payer 27,4 millions d'euros d'amendes.