Pour convaincre le citoyen de l’intérêt de lire l’étiquette des produits pesticides et biocides, le PRPB - géré par le Service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement - lance, en collaboration avec le Crioc, Fedis, Detic et Phytofar, une campagne qui s’appuie sur deux outils : un folder et un site internet www.lisezletiquette.be. On y explique entre autres en détails les informations que l’utilisateur trouvera sur l’étiquette. Le folder sera distribué sur le stand du SPF lors d’événements publics et peut également être commandé via le site.
Les statistiques montrent qu’environ un tiers des 9.000 tonnes de matières actives, présentes dans les quantités de pesticides vendues chaque année, serait destiné aux amateurs. On peut estimer que la moitié des parcelles des particuliers sont traitées au moins une fois par an. Or, ces utilisateurs amateurs ne bénéficient d’aucune formation à l’usage de ces produits, ce qui est par contre le cas pour la plupart des utilisateurs professionnels. On remarque d’ailleurs qu’une part importante de la pollution par les pesticides des eaux souterraines et de surfaces est due à des substances présentes dans les produits destinés au marché non agricole.
Les consignes d’utilisation et de sécurité présentes sur l’étiquette peuvent, si elles sont suivies à la lettre, éviter les dégâts causés par une utilisation incorrecte d’un produit pesticide (protection des plantes) ou biocide (autres usages). Et il n’est pas uniquement fait référence à des dégradations de l’environnement. La santé des utilisateurs, de leurs proches et de leurs animaux de compagnie est également en jeu s’ils ne suivent pas correctement les consignes.
En effet, même si les accidents survenus au contact de pesticides ou de biocides ne représentent qu’un peu plus de 4% des appels enregistrés par le Centre Antipoisons, la majorité de ceux-ci concernent des enfants en bas âge et plusieurs cas de chiens intoxiqués mortellement ont déjà été rapportés. D’autre part, il apparaît qu’environ 35% des utilisateurs de pesticides appliquent ces produits de manière préventive, ce qui est tout à fait contre-indiqué (sauf précision explicite dans le mode d’emploi) et expose la santé de l’utilisateur et notre environnement à des risques inutiles.
Source utile: Le jardinier et les moyens de lutte, étude du CRIOC, mars 2008