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Le pharmacien désormais tenu de délivrer le médicament le moins cher

Du côté des consommateurs - Médicaments
Date : 10-04-2012
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Dès le 1er avril 2012, les pharmaciens sont tenus de délivrer le médicament le moins cher lors d'une prescription en dénomination commune internationale (DCI). Ce type de prescription permet aux médecins de faire abstraction des différents noms/marques et conditionnements des médicaments en mentionnant uniquement le nom de la substance active. Le médicament délivré sur cette base doit contenir le(s) même(s) principe(s) actif(s), le même dosage et prévoir la même voie d’administration.

Suite à la nouvelle mesure, le médecin et le pharmacien perdent en quelque sorte toute liberté de choix : le médicament "le moins cher", le plus souvent un médicament générique, devant être fourni au patient. Il est utile de rappeler que le médicament générique est un médicament qui présente une qualité équivalente aux médicaments originaux. Il contient en effet le(s) même(s) principe(s) actif(s), produit les mêmes effets sur l'organisme humain, répond aux mêmes critères d'efficacité et subit les mêmes contrôles de qualité. Puisqu'il s'agit d'une simple « copie » du médicament initial, la différence de prix s'explique par le fait que les frais de recherche liés à son élaboration sont moindres, voire inexistants.

La même règle sera d'application à partir du 1er mai 2012 pour les prescriptions d'antibiotique ou d'antimycosique. Pour cette catégorie de médicament, le pharmacien devra aussi par conséquent délivrer obligatoirement une spécialité pharmaceutique qui appartient au groupe de médicaments les "moins chers".

Des exceptions à cette obligation ont néanmoins été introduites dans la loi. D'une part, le pharmacien ne peut pas substituer (c'est-à-dire ne pas s'éloigner de la décision du médecin de délivrer un produit spécifique) lorsque la prescription mentionne une allergie à un excipient  à effet notoire ou d'autre part, si la prescription mentionne que, dans l'intérêt thérapeutique du patient, la substitution n'est pas prévue. Le médecin peut donc encore imposer une marque spécifique pour des raisons médicales pour autant qu'il le consigne dans le dossier du patient.

Cette mesure intervient dans le cadre des différentes mesures d'économie prises par la ministre en charge de la Santé publique. Le but étant de réaliser une diminution des dépenses de l'INAMI chargé du remboursement des médicaments aux patients à hauteur de 21.7 millions d'euros pour 2012. Au-delà des aspects santé et de ses considérations économiques, il semble que des principes "idéologiques" se mêlent au débat. En effet, cette mesure suscite beaucoup d'émois au sein de l'industrie pharmaceutique. Le pharmacien risquant d'être reluqué au rôle de simple boutiquier  ne disposant plus d'aucune liberté de choix quant au médicament adéquat à délivrer.

Le CRIOC, quant à lui, se réjouit de cette mesure favorable aux consommateurs. Dans une étude réalisée en 2009, le CRIOC avait déjà eu l'occasion de souligner l'intérêt croissant des consommateurs de disposer de médicaments moins coûteux. En pratique, néanmoins, les consommateurs ne remettent que rarement en cause le choix thérapeutique du médecin, même en cas de prescription d'un médicament plus cher. Même s'ils suivront, en général, la prescription délivrée, le moindre coût de celle-ci sera d'autant appréciée et permet de réaliser une économie moyenne de près de 30% pouvant même atteindre 64% dans certains cas. 

Des économies considérables tant pour le patient que pour l'INAMI sont donc attendues dans un avenir proche. Le CRIOC espère que cette mesure aura le mérite d'élargir le remboursement d'un plus grand panel de médicaments souvent encore très couteux à l'heure actuelle et ainsi de faciliter l'accès aux soins de santé à tous les consommateurs.

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