Qu'est-ce que le rhume des foins?
Souvent appelée "rhume des foins", la rhinite allergique aux pollens n'est en réalité pas un "vrai" rhume, mais une allergie aux pollens…
Cette affection se déclare lors des saisons où les plantes (arbres ou herbacées) disséminent leurs pollens (d’avril à septembre). Face aux pollens alors en suspension dans l'air, le système immunitaire de certains individus réagit de manière excessive et libère de l'histamine, responsable de l'inflammation des muqueuses respiratoires. Lors des pics saisonniers, 1 m³ d'air peut contenir jusqu'à 500 grains de pollens ! Or, le rhume des foins se déclare lorsque la concentration en pollens dans l'air atteint un seuil moyen (variable selon l'espèce) de 10 à 20 grains de pollen par m³ d'air !
Cette allergie se manifeste plutôt rarement avant l'âge de 5 ans, et se déclare souvent entre 8 et 20 ans. On soupçonne une prédisposition génétique à la rhinite allergique, étant donnée la fréquence plus élevée de celle-ci dans certaines familles.
Les symptômes du rhume des foins sont les suivants:
- prurit (= démangeaisons) et picotement des yeux, du nez, de la gorge et du palais;
- éternuements violents, répétitifs et incontrôlables;
- obstruction nasale, écoulement nasal, difficultés respiratoires (essoufflement, respiration sifflante, quintes de toux…);
- yeux rougis, gonflés et larmoyants, conjonctivite;
- maux de têtes, insomnie, fatigue;
- absence de fièvre.
Des complications peuvent apparaître dans certains cas : asthme, pharyngite, polypose nasale (présence de polypes), sinusite, choc anaphylactique...
Prévention
La première étape est l'identification du ou des type(s) de pollen ou de toute autre substance à l'origine de la réaction allergique. Des tests cutanés effectués par un allergologue et complétés par un questionnaire très complet permettent d'identifier le(s) "coupable(s)".
Une fois déterminé(s), il faut essayer d'éviter au maximum tout contact avec la (ou les) substance(s) allergène(s). En cas de rhume des foins, la consultation d’un calendrier pollinique peut se révéler d’une grande utilité. Il renseigne sur la fréquence des pollens dans une région et à une période donnée. Au cours d’une année type, les arbres pollinisent de janvier à mai, les graminées de mai à juillet et les herbacées de juillet à octobre. Difficile de rester enfermé à l’intérieur aussi longtemps ! Heureusement, certains facteurs climatiques peuvent vous aider momentanément : la pluie plaque les pollens au sol et le vent en favorise la dispersion.
Derniers conseils
- Durant la saison pollinique, gardez autant que possible les fenêtres fermées. Dans la voiture, fermez les vitres et débranchez la ventilation.
- Evitez de tondre le gazon et de résider près des pelouses fraîchement tondues.
- Résistez aux démangeaisons, ne vous frottez pas les yeux ou le nez, cela ne ferait qu'aggraver les symptômes.
- Passez souvent l'aspirateur dans la maison : la poussière aggrave le rhume des foins.
- Laissez les habits portés à l'extérieur, hors de la chambre à coucher.
- Ne laissez pas sécher le linge en plein air.
- Avant toute sortie à la campagne, prenez des antihistaminiques. Prévoyez également des mouchoirs en papier, des collyres et serviettes de toilette humide pour soulager l'irritation des yeux.
- Portez des lunettes de soleil à l'extérieur.
Si l'allergie est bien identifiée, il est possible d'envisager un traitement de désensibilisation. Le principe est le suivant: il consiste à injecter sur une période de trois à cinq ans, des doses croissantes de la substance allergène afin d'augmenter la tolérance de l'organisme et de rendre le patient moins sensible au(x) pollen(s) incriminé(s). Elle peut se pratiquer à partir de l'âge de 5 ou 6 ans. L'efficacité du procédé est de 75%.
Calendrier pollinique