C'est dans le cadre du 125e anniversaire de Coca-Cola qu'est né ce projet. Si Coca-Cola est à la base de cette initiative, c'est parce que la célèbre marque se veut la porteuse de ce message de bonheur comme l'indique son site internet:
"Dès sa naissance en 1886, Coca-Cola se révèle en effet comme une marque synonyme d'optimisme et de positivité. De la boisson "délicieuse et rafraîchissante" de 1929 à la proposition de prendre "la vie du côté Coca-Cola" en 2000, la marque invite tout un chacun à apprécier les petits instants de bonheur que la vie offre au quotidien. En 2010, Coca-Cola réaffirme son positionnement au travers d'une nouvelle plateforme de communication incarnée par une signature inédite : "Ouvre un Coca-Cola, ouvre du bonheur"."
Exemple au Canada
Coca-Cola a publié une étude exhaustive sur le bonheur indiquant que rien ne rend les Canadiens plus heureux que de voir leur famille et leurs amis, d'admirer leurs merveilles naturelles et de faire une bonne oeuvre.(1)
Cette étude est issue d'un sondage réalisé sur Internet entre le 20 et le 31 janvier 2011 auprès de 5,025 Canadiens de 16 ans ou plus. Au cours de l'année, Coca-Cola divulguera d'autres résultats de l'Observatoire Coca-Cola sur le bonheur.
Le bonheur des uns n'est pas le bonheur des autres
Pour le CRIOC, il faut toujours se méfier de ceux qui veulent votre bonheur. Surtout quand l'initiative émane d'une société commerciale qui agit pour ses intérêts privés.
Si l'argent ne fait pas le bonheur, il constituera toujours un rempart contre la misère où règne le malheur; et s'il y a une chose de certaine, c'est que le bonheur ne se trouve pas en bouteille.
Impacts de telles boissons
Dans l'étude "Vive l'été sans boisson sucrée",(2) le CRIOC constatait que les Belges se placent parmi les plus gros consommateurs de boissons sucrées, avec 120.2 litres par personne par an. C'est particulièrement les enfants et les adolescents qui privilégient ce type de boisson.
Cette consommation a des impacts sur la santé publique, sur l'environnement et sur les conditions de vie et de travail dans les régions où s'installent les unités de production des limonades.
En dehors des problèmes de surpoids et d'obésité dont souffre une part croissante de la population, les problèmes engendrés au niveau environnemental et social se posent. Le marché des boissons sucrées est en grande partie détenu par de grandes multinationales, qui n'hésitent pas à s'installer partout dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement. Bien qu'elles veillent à leur image, elles ont été accusées de non-respect des droits de travailleurs et de fortes pressions sur les populations locales, notamment en termes d'accès aux ressources en eau potable.
Coca-Cola ne devrait-elle donc pas commencer à investiguer sur ce que serait le bonheur pour ces populations?
Enfin, le CRIOC rappelle que le bonheur est un concept utilisé par les publicitaires pour vendre davantage de produits.
(1) (1) Coca-Cola Happiness Monitor
(2) Vive l'été sans boisson sucrée.