Simplicité et rapidité : tels sont les intérêts majeurs qu'offrirait, pour le consommateur, ce projet de télébilletique. Tout d'abord, la carte serait interopérable, donnant la possibilité à l'usager de se déplacer en transports en commun sur l'ensemble du territoire national. En outre, le contrat de transport choisi serait téléchargé sur la carte, laquelle n'aurait plus ensuite qu'à être validée à chaque trajet. Enfin, la carte serait rechargeable via différents canaux – Internet, bornes automatiques, points de vente, maisons de la mobilité.
D'ici à ce que le projet aboutisse et que le ticket papier disparaisse, beaucoup d'eau coulera néanmoins peut-être encore sous les ponts : d'importants – et coûteux - travaux logistiques devront être réalisés, et il ne sera pas aisé d'intégrer les tarifs pratiqués par les différentes sociétés ni de renoncer au principe de la liaison du tarif ferroviaire à la longueur du trajet. Actuellement, la carte trains combinée à la carte Mobib est seule forme de coopération existante entre différentes sociétés de transports en commun : elle permet à l'usager régulier du train de circuler également, avec sa carte, sur le réseau des transports publics bruxellois.
A la SNCB, on espère à présent pouvoir développer une collaboration avec les autres sociétés de transports régionales, afin de commercialiser une carte à puce unique dans les prochaines années. La SNCB rejoindrait ainsi sa consoeur néerlandaise NS qui, en 2012, introduira un titre de transport électronique donnant accès à toutes les sociétés de transports en commun aux Pays-Bas.