L'indicateur de privation matérielle permet d'identifier des profils de consommateurs qui échappent à la pauvreté mais rencontrent d'autres difficultés bien réelles. Une étude du CRIOC démontre que la privation matérielle est bien réelle ! Un consommateur sur dix rencontre d'importantes difficultés en terme de privation matérielle, un peu plus d'un tiers des consommateurs connaît une légère privation matérielle et près d'un consommateur sur deux ne subit pas de privation matérielle.
La privation matérielle est multifactorielle. La possibilité de posséder une voiture, de faire face à des dépenses imprévues et le fait de disposer d'une réserve financière permettant d'éviter les retards de paiement constituent les 3 éléments les plus importants.
La privation matérielle : un impact différencié
Une privation matérielle importante touche plus particulièrement les consommateurs bruxellois. Une légère privation matérielle se retrouve surtout chez les consommateurs wallons, les locataires et les résidents de petites localités wallonnes. Par contre, les consommateurs flamands, les ménages de 5 personnes et les groupes sociaux supérieurs sont moins souvent confrontés à ces difficultés matérielles.
Décembre 2011 : la situation reste préoccupante
La situation de décembre 2011 est identique à novembre 2011. En effet, environ un consommateur sur dix se trouve en situation d'importante privation matérielle et un sur trois en situation de légère privation matérielle. Cette situation est donc toujours préoccupante par rapport à septembre, où les consommateurs étaient moins nombreux en situation de privation. Cependant, elle s'est tout de même améliorée par rapport à mai 2011 où la privation était la plus élevée ces 8 derniers mois.
Etude complète : La privation matérielle.