A partir d'une réduction de 15 pour cent, il serait permis aux producteurs de le mentionner sur leur emballage. Il s'agit notamment de graisses, sucres et sels. Précédemment, le BEUC avait déjà exhorté les membres du Parlement Européen à rejeter cette proposition. En effet, moins de certaines substances dans un produit ne signifie pas nécessairement que ce produit est plus sain. Les organisations de consommateurs ont été très soulagées d'entendre la Commission Environnement juger ces allégations comme abusives. En fait, le producteur comparerait son produit uniquement avec son produit précédent et non pas avec des produits comparables d'autres marques.
Si ces allégations étaient acceptées, elles n'aideraient pas le consommateur mais uniquement les producteurs. Or, ceux-ci se serviront toujours d'allégations pour convaincre le consommateur d'acheter tel ou tel produit. Il faut donc veiller à ce que le consommateur ne se fasse pas avoir ou ne soit pas induit en erreur. Actuellement, un produit peut donc uniquement être comparé avec d'autres produits de la même catégorie et les allégations sont beaucoup plus strictes. Avant qu'un emballage puisse prétendre qu'il 'contient une teneur réduite de sucres', les sucres doivent être diminués de 30%. Toute autre allégation ne ferait que causer davantage de confusion dans le chef du consommateur.
Pour qu'une alimentation soit vraiment saine, il faut plus que quelques petites modifications anecdotiques dans les ingrédients. Le CRIOC qui estime que les consommateurs doivent être correctement informés se réjouit de voir que le bon sens a prévalu chez les parlementaires européens !