En janvier 2011, le propriétaire de PT Kizone, fournisseur d'Adidas, abandonne son usine et fuit avec la caisse, rappelle AchACT. Les 2.800 travailleurs se retrouvent sans ressources et les indemnités qui leur sont dues (2,8 millions d'euros au total) ne sont pas payées. Les travailleurs décident alors de se tourner vers les clients de l'usine. En juillet 2011, plusieurs marques annoncent leur contribution à un fonds d'indemnisation des travailleurs pour un montant total de 1,3 million d'euros. Sollicité à maintes reprises, Adidas refuse de contribuer à ce fonds, s'insurge la plate-forme.
Ayant mis fin à sa production dans l'usine en novembre 2010, Adidas affirme ne pas avoir de responsabilités envers les travailleurs. Pourtant, les indemnités se calculant sur base de la durée de la relation d'emploi, elles concernent également la période de production pour la marque d'Adi Dassler, selon AchACT. AchAct souligne que ce n'est pas une question de moyens, "la multinationale ayant affiché en 2011 une augmentation de 18% de ses profits. Elle a dégagé 125 millions d'euros pour obtenir le titre de principal sponsor des JO et sponsorise les équipes de football espagnole (25 millions d'euros par an) et allemande (38 millions)".
AchACT, qui rassemble 25 organisations belges parmi lesquelles Test-Achats, le Crioc, Oxfam et plusieurs syndicats, propose au public d'interpeller Adidas via une lettre type adressée à la marque. Celle-ci est disponible sur leur site internet (www.achact.be).
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